LOR'Aline

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jeudi 25 juin 2009

A quand les bonnes nouvelles? (Kate ATKINSON)

« La chaleur qui s'élevait du macadam semblait emprisonnée par les hautes haies qui les dominaient comme des remparts. »

Comme à son habitude, Kate ATKINSON nous présente une série de « gueules cassées » par des crimes sordides.

Son humour parvient à les reconstruire en leur donnant un air à peine « fêlées ».

Un déraillement de train et elle nous jette dans le chaos qui s'en suit.

Elle prend, un malin plaisir à nous suborner en entretenant sans cesse la confusion: le couple Hunter est toujours nommé par Mr Hunter et le Dr Hunter, la nounou est une enfant ou l'enfant est une nounou, elle introduit une substitution de policier et de criminel, elle mélange les sentiments non avoués et présente un chassé-croisé de mariages regrettés.

Je vous laisse au plaisir de découvrir et détricoter tous les fils de cette nouvelle histoire.

lundi 15 juin 2009

Globalia (Jean-Christophe RUFFIN)

« Il était six heures moins cinq quand Kate arriva à la nouvelle salle de trekking. »

L'imagination a pour racine la réalité.

L'auteur nous entraîne avec humour et une logique implacable vers la société de demain. Le formatage de la pensée, la bibliothèque des comportements, tout est répertorié, tout est sous contrôle, même la contestation. Tout?

Vous plongerez dans ce roman et y nagerez comme un poisson dans l'eau parce que vous vous y reconnaîtrez et y trouverez votre place. On sourit, « jaune » quelquefois.

Une occasion de s'interroger sur nos propres comportements, mais on est finalement assez content de s'évader de ce monde là, de sortir de la bulle, de remonter à la surface en retrouvant la réalité avec le désir de modifier l'avenir et le destin que l'auteur nous a décrit.

vendredi 5 juin 2009

Quand la vie des autres déborde ...

J’étais déjà assise quand il est monté dans le train. Plongée dans mon bouquin, petit à petit je suis prise dans le volume sonore de sa conversation qui allait crescendo. Sans vouloir écouter, ni comprendre ce qu’il dit, je sens bien qu’il en a après sa femme, qu’elle se lamente et qu’il est de plus en plus énervé, soudain:

« - de toute façon, c’est de TA faute si notre fils est un PEDE »   huuuuuuuuuuuuuuuurrrle t-il en raccrochant

Putain de vie de famille !

lundi 25 mai 2009

Cannibale (Didier DAENINCKS)

L'exposition coloniale de 1931 à Paris au 20ème siècle !

20ème siècle? Est-ce bien sûr? Non? Oui? Non? Ne serait-ce pas plutôt la même époque que la controverse de Valladolid?

Ont-ils une âme? Sont-ils des hommes? N'est-ce pas la même question?

Je vous laisse découvrir un fait historique cons--ter--nant que Didier DAENINCKS nous révèle dans un récit concis et ciselé.

mardi 12 mai 2009

Cadfael (Ellis PETERS)

Original, un moine enquête: frère Cadfael.

Un personnage atypique dans le monde fermé du monastère.Il prend bien des libertés avec la règle de Saint Benoît, mais sa connaissance du monde -il a été croisé et n'a rejoint les ordres qu'à un âge avancé- et la nécessité d'enquêter l'y autorise et non sans malice, l'y contraint.

Ces récits se déroulent au Pays de Galles, avec pour toile de fond la guerre civile de 1135 à 1154 qui oppose Etienne de Blois et Mathilde l'Emperesse.

Vous vivrez au rythme de la vie monastique avec ses offices, matines, laudes, vêpres..., vous visiterez le jardin aux simples et le laboratoire médicinal, vous parcourrez la campagne anglaise semées d'embûches, de voleurs et de soldats avant de rejoindre les marchés, villages et châteaux des contés.

Vous découvrirez ces romans policiers où le crime est silencieux, sans fusillade ni pétarade, dans un décor bucolique.

Un régal.

Pour en savoir plus sur cette période:

Http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_civile_anglaise_(1135-1154)

lire également sur cette même période "les piliers de la terre" de Ken FOLLET

mardi 5 mai 2009

T'es où?

« - oui, ben, là je suis à la maison … » dit la dame à son portable, en traversant la rue.

« - Dis, maman, pourquoi elle a dit ça la dame?

     Oh, la menteuse! Oh la menteuse ! claironne la fillette »

mardi 21 avril 2009

Un monde sans fin (Ken FOLLET)

Nous voilà revenu, deux cents ans après la construction de la cathédrale de Kingsbridge sur les lieux de son roman "Les piliers de la terre". Ce nouveau roman est exactement de la même veine, mais cette fois-ci, c'est la construction d'un pont qui est l'enjeu de la bataille des marchands de la ville contre la toute puissance du prieuré.

Plus que sur la saga en elle-même qui s'étire de 1327 à 1361 et que j'ai suivie avec avidité, je m'attarderai sur le titre.

Pourquoi un tel titre? Serait-ce parce que le renforcement d'une rigueur religieuse résonne d'un échos particulier aujourd'hui? Serait-ce parce que les sentiments des hommes , la haine, l'amour, l'ambition et leurs conséquences, la violence, la guerre, la duplicité, la solidarité ou la compassion, restent identiques aujourd'hui? Serait-ce parce la peur de l'inconnu suscite des inquiétudes, tout comme aujourd'hui?

Aujourd'hui qui est l'avenir de cette époque nous semble pareil à ce passé.

Cette époque qui est notre passé nous renvoie beaucoup de "contemporainité".

Ainsi se forment des références circulaires qui tournent et renvoient à un monde sans fin.

Les piliers de la terre (Ken FOLLETT) roman historique

Vous saurez tout de la construction des cathédrales, du passage du style roman au style gothique, des bâtisseurs architectes, des maçons ingénieurs, des artisans artistes dans ce roman monumental. Tous les détails sont instillés au long de ce récit qui nous livre les rivalités entre ecclésiastiques, des familles nobles, des acteurs du pouvoir séculier, les guerres civiles et les histoires d'amour.

Une fresque historique qui nous emporte dans la tourmente de l'Angleterre du 12ème siècle.

dimanche 5 avril 2009

Mais quoi c'est?








Un journal à manger !

(Manon, 3 ans)

samedi 28 mars 2009

Les enfants de la terre (Jean M. AUEL)

5 tomes:

  1. - Le clan de l'ours des cavernes
  2. - Le grand voyage
  3. - Les chasseurs de mammouths
  4. - Le retour d'Ayla
  5. - Les refuges de pierres

Ce récit épique nous promène dans la préhistoire, période souvent méconnue et qui, dans mon esprit se prêtait peu au romanesque tant l'époque évoque peu les sentiments mais plutôt l'instinct.

Jean AUEL réussit à nous embarquer dans cette épopée à travers le continent eurasien où elle retrace le mode de vie des différentes tribus, leurs relations internes et externes entre animalité et humanité. Elle fait ressortir les différences d'évolution.

Vous chercherez la bonne caverne, vous partirez à la cueillette des plantes, vous irez à la chasse au mammouth. Vous suivrez Ayla tout au long de sa vie et vous ne pourrez pas vous empêcher de frissonner lorsqu'elle découvrira, après bien des horreurs, le « bouton des plaisirs ».

Le parti pris "féministe" de l'auteur ne vous échappera pas. Un récit captivant.


dimanche 22 mars 2009

Brooklyn follies (Paul AUSTER)

« Je cherchais un endroit tranquille où mourir. »

J'ai la sensation d'un encéphalogramme plat au moment de donner un avis sur ce livre. Cela fait plusieurs semaines que je cherche les mots, le ton et surtout le contenu de ce que je vais pouvoir dire.

Nathan a soixante ans, un cancer en cours de guérison ou de rémission et alors qu'il croyait mourir, la vie se poursuit comme un bonus. L'auteur nous raconte une tranche de vie dans toute la banalité du quotidien. Il dresse une succession de portraits qui restent assez superficiels. Il ne se passe rien, et que font les personnages? Ils fantasment sur la vie des autres, ces autres côtoyés journellement ou seulement aperçus. Malgré la rupture du fantasme vers la réalité, la trahison de l'amour pour assouvir une vengeance, la transformation de la solitude du vieux garçon en conte de fée, on finit par s'ennuyer.

Le ton de ce livre ressemble à celui de la voix off de la série « Desperate Housewife ». On pourrait presque l'appeler « desperate single men»

Il en est de ce roman un peu comme de ces signalements qui ne signalent rien du tout. Taille moyenne, ni gros, ni maigre, nez moyen, yeux marrons, cheveux châtains, un descriptif factuel qui ne met rien en valeur et ne permet pas de reconnaître dans la masse.

Une petite pique d'intérêt sur la fin qui nous met en face de notre propre vie, de l'inéluctable effacement de notre passage et du désir de lutter contre cet oubli.

C'est ma première lecture de cet auteur, mais ayant lu des critiques très positives sur d'autres livres, je ferai peut être une nouvelle tentative avec un autre titre.

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