LOR'Aline

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mardi 20 avril 2010

Le Che s'est suicidé (Petros MARKARIS)

Lorsque le célèbre et riche Phaviéros se suicide en direct à la télévision, l'inspecteur Kostas est déjà très intrigué.

Cette enquête qui va nous promener dans Athènes, débute comme on chipote dans un plat lorsqu'on n'a pas très faim. On se languit de voir ce policer et son assistante patauger mais lorsque le fil est trouvé, la rupture d'époque redonne un souffle nouveau à cette histoire malgré un dénouement plutôt « tiré par les cheveux ».

Il reste, quand on a refermé le livre: une histoire originale dans Athènes, avant les JO, une ville en travaux avec des embouteillages gigantesques et accablée par la chaleur, la cuisine grecque et un rappel de l'histoire récente de la Grèce, la Grèce des généraux.


samedi 20 mars 2010

Le juge Ti (Robert van GULIK)

Vous suivrez le juge Ti dans toute la solennité de sa fonction, dans ses ruses d'enquêteur, dans la pesanteur de l'organisation judiciaire chinoise, mais également dans son mode de vie.

Vous découvrirez les tenues riches, soyeuses et empesées des vêtements de l'époque, la disposition des appartements et des jardins, les villes et villages avec leurs marchands et leurs boutiques.

Vous serez confondus par le raffinement des modes opératoires des assassins.

Un suspens et une surprise garantis à chaque fois.

Http://www.lejugeti.com

samedi 20 février 2010

Sans patrie ni frontières (Jan VALTIN)

« Je suis né en Allemagne. »

Première moitié du XXème siècle, un militant révolutionnaire, communiste, aventurier, espion, voilà ce que fut Jan VALTIN. Une vie riche en évènements historiques, témoin des grands moments de l'histoire et acteur parmi les hommes de l'ombre. Il va animer des grèves, fomenter des révoltes, participer à des complots, vivre dans la clandestinité, subir la torture.

Cette autobiographie se lit comme un roman d'aventure et d'espionnage, comme un thriller. Époustouflant pour tous ceux qui s'intéressent à cette période de l'histoire.

Je l'ai lu il y plus de vingt ans et j'en garde un souvenir précis. Inoubliable.

samedi 30 janvier 2010

Petits suicides entre amis (Arto PAASILINNA)

" Les plus redoutables ennemis des Finlandais sont la mélancolie, la tristesse, l'apathie."

Je veux me suicider, tu veux te suicider, il veut se suicider, nous voulons nous suicider. Comment pourrions nous le faire ensemble? Tel est le thème du livre. La recherche de la mise en place de cet objectif commun se fait comme on monte une entreprise et de là naît l'ambiguïté du discours et de l'action. L'aide que l'on veut apporter aux suicidaires va t-elle leur permettre de réaliser leur souhait ou au contraire le réfréner? Pas de suicide individuel mais destin vers un suicide collectif, toujours repoussé. Le discours servi est  à la fois un pousse-au-crime et un empêchement à mener l'action jusqu'au bout.

L'emploi quasi constant du passé simple donne un ton détaché au texte. Allié à l'ambiguïté du propos, on sent poindre l'ironie.

Je ne sais pas pourquoi cela m'a fait penser à une phrase de ou prêtée à Clémenceau: "Quand je veux enterrer un problème je crée une commission". En écrivant cette phrase, je me rend compte que je n'ai pas pris au sérieux la détermination affichée des personnages à vouloir se suicider. Surtout dès lors que le sujet devient objet de réflexion, que chacun s'exprime sur sa manière de voir, qu'il faut négocier sur le mode opératoire, on parle, on parle on parle et pendant ce temps là on ne fait rien. Mais peut être est-il justement urgent de ne rien faire?

Une histoire originale et un propos acide où l'humour n'est pas en reste pour un plaidoyer anti-suicide.

mercredi 20 janvier 2010

Navajo (Tony HILLERMANN)

Dans ces romans policiers, les contes et légendes indiennes sont mêlés à l’intrigue.

Les enquêtes sont menées au sein de la réserve indienne qui couvre une partie des états du Colorado, de l’Arizona, de l’Utah et du Nouveau Mexique. Vous roulerez sur les pistes, marcherez dans les sentiers, grimperez sur les plateaux, les mesas ou descendrez dans les canyons et vallées des lieux mythiques de Grand Canyon, de Monument Valley … Au détour des personnages, des rencontres, des lieux, l’auteur évoque l’histoire ancienne et récente de ces indiens d’Amérique, les Anasazi, les Zunis, les Navajos, les Hopis. Vous prendrez part à la vie des communautés indiennes à la fois enracinées dans leurs coutumes et intégrées (plus ou moins) dans la vie américaine et en même temps méconnus (plus ou moins) des « blancs ». Cette juxtaposition d’intégration et d’ignorance met en évidence les conflits personnels et communautaires de cohabitation entre tradition et contemporainité.

Vous apprendrez une autre notion du temps. Le temps: il vous appartient sans vous appartenir, c’est celui de l’instant, de l’ami, des circonstances mais pas un temps programmé, découpé, minuté. Les enquêteurs, Joe LEAPHORN et Jim CHEE, des agents  de la police tribale incarnent le désir de conserver la mémoire et l’exercice des traditions en s’intégrant dans l’Amérique des conquêtes par l’évolution inéluctable des modes de vie.

Si vous envisagez d’aller aux Etats-Unis dans les parcs nationaux de l’Ouest, lisez ces romans, ils vous mettront déjà dans l’ambiance de vos vacances. Si vous revenez d’un de ces beaux voyages de l’Ouest américain, lisez ces romans, vous vous souviendrez avec ravissement de vos visites. Si vous n’avez pas de projet vers ces destinations, lisez ces romans, ils vous y emmèneront et vous découvrirez un autre monde, une autre culture.

                 

jeudi 14 janvier 2010

Le mec de la tombe d'à côté (Karatina MAZETTI)

L'histoire d'une rencontre improbable entre deux personnes que tout sépare, rencontre qui va devenir une passion dévorante.

C'est la même histoire vue par chacun des protagonistes. Elle. Lui. Elle. Lui. Cette alternance régulière permet d'introduire une note humoristique dans l'opposition des points de vu. C'est un livre qui nous parle du choc des cultures, des modes de vie et des goûts de chacun jusque dans certains petits détails. Et quand on tourne la dernière page, la question demeure: mais qu'est-ce que l'amour? Est-ce la connivence intellectuelle, est-ce une attirance physique, est-ce le désir de construire des affinités ou le respect de la différence? Mille questions?

N'hésitez pas, de l'humour, du romantisme, de la tendresse ,un pur moment de plaisir.

dimanche 3 janvier 2010

En chemin elle rencontre...

Les artistes se mobilisent contre la violence faite aux femmes

Pfoufouou... et nous sommes au XXIème siècle...!!

D'autant plus violent, brutal, déroutant, déconcertant, révoltant qu'il est bref.

Un cri, un hurlement.

Un livre militant, à lire, à faire lire, à offrir, à répandre autour de vous

avec le soutien d'Amnesty International

et pour en savoir plus http://www.desrondsdanslo.com/EnChemin.html

mercredi 30 décembre 2009

La conjuration des imbéciles (John Kennedy TOOLE)

L'image de la couverture est très représentative de l'esprit du texte.

Humour à la Marx Brothers, décalage du propos, où le bon sens paraît idiot. Humour visuel, clownesque, de ce gros bonhomme dont l'obésité se situe à tous les étages. D'abord une monstruosité physique, dégoulinante capable de s'enfiler et de déglutir des kilomètres de saucisses, mais aussi une "obésité verbale" qui se répend: il parle, crie éructe, glapit, geint dans une logorrhée inépuisable, enfin, une capacité absorbante et débordante à engloutir, aspirer les idées des autres pour les détruire et régurgiter LA vision du monde, la sienne.

Tout ceci laisse le lecteur à la fois souriant devant la comédie, mais aussi désarçonné face à la tragédie de cet être inadapté.

Un humour des mots traité avec un vocabulaire du registre soutenu pour une logique de construction d'un raisonnement fantasque.

Au passage, on y lit toute une peinture des Etats-Unis des années 60.

Je cite une partie de la préface car elle fut l'un des éléments déterminant pour engager la lecture de ce livre:

"La meilleure façon de présenter ce roman - qui m'a laissé pantois, plus encore à la troisième lecture qu'à la première- est peut être de raconter comment il m'est parvenu. En 1976, alors que j'enseignais à Loyola, une femme que je ne connaissais pas me contacta par téléphone. Son propos était inattendu. Elle n'avait pas écrit deux chapitres d'un roman et ne désirait pas s'inscrire à mes cours. Non. Son fils, qui était mort, avait écrit un roman tout entier au début des années soixante, un gros roman, et elle voulait que je le lise....."

dimanche 20 décembre 2009

Mon évasion (Benoite GROULT)

C'est un livre de jouvence.

Évidemment que le thème est celui du combat des femmes pour leur dignité et l'égalité des droits. Elle y retrace à travers sa propre expérience, le conformisme social qui était le sien avant cette prise de conscience qui l'a menée à son émancipation. Il ne s'agit pas seulement de soulever un joug extérieur mais aussi, et c'est cela le plus difficile, de s'émanciper de ses propres comportements, de ses visions conformistes de l'ordre social quand tout autour de vous vous y renvoie.

Je voudrais attirer l'attention sur le passage concernant la féminisation des noms de métiers.

Cela paraît futile et pourtant il concerne au delà des métiers, tout le vocabulaire utilisé quotidiennement et qui véhicule l'image, le statut , le rôle des femmes dans la société.

L'émission Arrêt sur images,dans un article du 9 octobre 2008 de Anne-Sophie Jacques,

propose une petite expérience avec les mots « expert» et « experte », c'est édifiant. On voit bien qu'il y a encore à dire et à redire et hélas le sujet n'est pas encore tombé en désuétude.

jeudi 10 décembre 2009

Sumoups et les journalistes

Comme je n'ai pas toujours des histoires plus ou moins drôles à vous raconter, je vous fais profiter des dessins humoristiques des autres.

Cliquez sur l'image pour aller sur leur site

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