Nous voilà revenu, deux cents ans
après la construction de la cathédrale de Kingsbridge sur les lieux de son
roman "Les piliers de la terre". Ce nouveau roman est exactement de la même
veine, mais cette fois-ci, c'est la construction d'un pont qui est l'enjeu de
la bataille des marchands de la ville contre la toute puissance du prieuré.
Plus que sur la saga en elle-même qui s'étire de
1327 à 1361 et que j'ai suivie avec avidité, je m'attarderai sur le titre.
Pourquoi un tel titre? Serait-ce parce que le
renforcement d'une rigueur religieuse résonne d'un échos particulier
aujourd'hui? Serait-ce parce que les sentiments des hommes , la haine, l'amour,
l'ambition et leurs conséquences, la violence, la guerre, la duplicité, la
solidarité ou la compassion, restent identiques aujourd'hui? Serait-ce parce la
peur de l'inconnu suscite des inquiétudes, tout comme aujourd'hui?
Aujourd'hui qui est l'avenir de cette époque
nous semble pareil à ce passé.
Cette époque qui est notre passé nous renvoie
beaucoup de "contemporainité".
Ainsi se forment des références circulaires qui
tournent et renvoient à un monde sans fin.
Les piliers de la
terre (Ken FOLLETT) roman historique
Vous saurez tout de la construction des
cathédrales, du passage du style roman au style gothique, des bâtisseurs
architectes, des maçons ingénieurs, des artisans artistes dans ce roman
monumental. Tous les détails sont instillés au long de ce récit qui nous livre
les rivalités entre ecclésiastiques, des familles nobles, des acteurs du
pouvoir séculier, les guerres civiles et les histoires d'amour.
Une fresque historique qui nous emporte dans la
tourmente de l'Angleterre du 12ème siècle.