LOR'Aline

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lundi 25 mai 2009

Cannibale (Didier DAENINCKS)

L'exposition coloniale de 1931 à Paris au 20ème siècle !

20ème siècle? Est-ce bien sûr? Non? Oui? Non? Ne serait-ce pas plutôt la même époque que la controverse de Valladolid?

Ont-ils une âme? Sont-ils des hommes? N'est-ce pas la même question?

Je vous laisse découvrir un fait historique cons--ter--nant que Didier DAENINCKS nous révèle dans un récit concis et ciselé.

mardi 21 avril 2009

Un monde sans fin (Ken FOLLET)

Nous voilà revenu, deux cents ans après la construction de la cathédrale de Kingsbridge sur les lieux de son roman "Les piliers de la terre". Ce nouveau roman est exactement de la même veine, mais cette fois-ci, c'est la construction d'un pont qui est l'enjeu de la bataille des marchands de la ville contre la toute puissance du prieuré.

Plus que sur la saga en elle-même qui s'étire de 1327 à 1361 et que j'ai suivie avec avidité, je m'attarderai sur le titre.

Pourquoi un tel titre? Serait-ce parce que le renforcement d'une rigueur religieuse résonne d'un échos particulier aujourd'hui? Serait-ce parce que les sentiments des hommes , la haine, l'amour, l'ambition et leurs conséquences, la violence, la guerre, la duplicité, la solidarité ou la compassion, restent identiques aujourd'hui? Serait-ce parce la peur de l'inconnu suscite des inquiétudes, tout comme aujourd'hui?

Aujourd'hui qui est l'avenir de cette époque nous semble pareil à ce passé.

Cette époque qui est notre passé nous renvoie beaucoup de "contemporainité".

Ainsi se forment des références circulaires qui tournent et renvoient à un monde sans fin.

Les piliers de la terre (Ken FOLLETT) roman historique

Vous saurez tout de la construction des cathédrales, du passage du style roman au style gothique, des bâtisseurs architectes, des maçons ingénieurs, des artisans artistes dans ce roman monumental. Tous les détails sont instillés au long de ce récit qui nous livre les rivalités entre ecclésiastiques, des familles nobles, des acteurs du pouvoir séculier, les guerres civiles et les histoires d'amour.

Une fresque historique qui nous emporte dans la tourmente de l'Angleterre du 12ème siècle.

samedi 28 mars 2009

Les enfants de la terre (Jean M. AUEL)

5 tomes:

  1. - Le clan de l'ours des cavernes
  2. - Le grand voyage
  3. - Les chasseurs de mammouths
  4. - Le retour d'Ayla
  5. - Les refuges de pierres

Ce récit épique nous promène dans la préhistoire, période souvent méconnue et qui, dans mon esprit se prêtait peu au romanesque tant l'époque évoque peu les sentiments mais plutôt l'instinct.

Jean AUEL réussit à nous embarquer dans cette épopée à travers le continent eurasien où elle retrace le mode de vie des différentes tribus, leurs relations internes et externes entre animalité et humanité. Elle fait ressortir les différences d'évolution.

Vous chercherez la bonne caverne, vous partirez à la cueillette des plantes, vous irez à la chasse au mammouth. Vous suivrez Ayla tout au long de sa vie et vous ne pourrez pas vous empêcher de frissonner lorsqu'elle découvrira, après bien des horreurs, le « bouton des plaisirs ».

Le parti pris "féministe" de l'auteur ne vous échappera pas. Un récit captivant.


mercredi 29 octobre 2008

L'Oracle della luna (Frédéric LENOIR)

L'Oracle della lunaLa peur se lisait sur le visage des villageois.

On trouve dans ce roman tous les ingrédients nécessaires à une bonne histoire. De l'amour, de la culture, des lieux mythiques, des aventures, des questions théologiques avec les querelles internes ou externes, des approches philosophiques, des détails abondants sur l'astrologie, un bain dans ce 16ème siècle de la Renaissance. Sur le fond, ce roman est intéressant. Donc, amateur du genre ne vous privez pas.
Cependant, personnellement, j'ai trouvé la construction un peu laborieuse et je ne me suis pas sentie embarquée. Ces aventures sont narrées par petits chapitres façon planche de BD voire de romans photos, entrecoupés de passages plus longs, assénés façon cours magistral. Étant peu versée dans la religion et l'astrologie, les explications, les points de vue presque prosélytes m'ont quelque peu dérangée. D'autre part, l'auteur abuse d'expressions telles que : "Il écoutait ses paroles qui faisaient écho à ses propres sentiments." ou "Bouleversé, par ces paroles, il se mit à pleurer".
Ce roman manque de rythme et se révèle trop sirupeux à mon goût.

samedi 13 septembre 2008

Le Montespan (Jean TEULE)

Le MontespanLe samedi 20 janvier 1663, vers onze heures du soir, au sortir du Palais-Royal où Monsieur -le frère du roi- donne un grand bal, deux jeunes hommes, suivis par six autres, déboulent dans la rue

Le Montespan c'est le mari de La. Au début du récit,quelque chose dans la psychologie des personnages ne colle pas. Peut-on être à la fois naïf et avoir grand train de vie et soif d'argent? Ces deux êtres qui sont encore époux ne suscitent pas ma sympathie. Mais peut être est-ce le résultat de la vision de nos livres d'histoire.

Et pourtant, on finit par admirer ce mari cornaqué par le roi. On l'admire pour sa colère audacieuse, sa dignité bruyante qui est d'autant plus méritoire que l'époque est plutôt à la servilité envers Louis XIV. Et il faut bien l'avouer une finesse d'esprit dans les actions qu'il mène pour affirmer sa révolte.

Un livre agréable, la petite histoire dans l'Histoire.