
Cela fait six mois que Rachel est
mort.
On trouve dans ce roman, plusieurs niveau de récit:
- historique, avec un télescopage de la Shoah, la guerre des islamistes dans
l'Algérie des années 1990 et la situation des banlieues françaises. L'auteur
mène un parallèle volontaire entre la montée du nazisme et l'expansion de
l'influence des intégristes islamistes.
- personnel, avec une réflexion sur la relation au père. Ces deux frères vont
chacun à leur tour remonter les traces du passé de ce que fut leur père: un
bourreau. L'un va se laisser submerger, engluer, jusqu'à expier la faute du
père et l'autre, y trouvera t-il la force de ses combats?
L'auteur transmet beaucoup d'émotions dans cette quête de pourquoi, il suscite
également la compassion et ouvre une réflexion sur la nature humaine, ses
ressorts dans des situations d'exception.
Se dépêcher de lire quelque chose de plus léger tout de suite après.
roman
mardi 26 août 2008
Le village de l'Allemand ou le journal des frères Schiller (Boualem SANSAL)
Par Aline le mardi 26 août 2008, 22:13
dimanche 20 juillet 2008
L'élégance du hérisson (Muriel BARBERY)
Par Aline le dimanche 20 juillet 2008, 00:00
Marx change totalement ma vision du monde, m'a déclaré ce matin le petit
Pallières qui ne m'adresse d'ordinaire jamais la parole.
Jeu de miroir: je me présente et me comporte comme je pense que tu penses que
je suis.
C’est une intrigue à l’affût. Est-ce cela les préjugés? Cette concierge si
pointue sur la syntaxe du langage et cette fillette de 12 ans surdouée qui
tient des raisonnements d’adulte: je trouve cela pompeux. Mais est-ce le style
de l’auteur ou le fait que ce soit la concierge et la fillette qui
parlent?
Dans ce jugement ne suis-je pas moi-même prise au piège du miroir ou des
préjugés?
Je suis soudain toute émoustillée quand quelqu’un vient rompre ce conformisme
forcé et perce la vraie nature de cette concierge et de cette fillette. Comment
ces personnages, le découvreur et les découvertes vont-ils réagir? Qu’elles
seront les relations et les comportements? Et puis, je trébuche sur une fin en
forme de «Love story» et où le conformisme reste sauf.
Quoiqu’il en soit, ce roman bâti comme un jeu de cache-cache psychologique
agrémenté d'une pointe d'humour a atteint son objectif, j’ai passé un très bon
moment.
dimanche 13 juillet 2008
Ils sont votre épouvante vous êtes leur crainte (Thierry JONQUET)
Par Aline le dimanche 13 juillet 2008, 22:19
Il fallait de la méthode.
Le décor: une cité et un collège de banlieue du 9-3 sur fond de révolte
telles qu'elles se sont déroulées en novembre 2005.
On retrouve tous les ingrédients d'une violence collective et individuelle: le
racisme, la maltraitance, la misère, l'ignorance et la peur de l'autre.
Les événements décrits sont d'un réalisme tel qu'on pourrait croire que ce
livre est un documentaire.
A lire pour sortir du ghetto.
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