LOR'Aline

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dimanche 15 février 2009

Mygale (Thierry JONQUET)

Je fais rarement des critiques négatives. Mais ce roman m'a laissé un tel malaise que je ne voulais plus rien lire de cet auteur.

J'y ai trouvé une perversité voyeuse dégradante et gratuite de la part de l'auteur et je lui en veux terriblement de m'avoir placée dans cette même situation, que je n'avais pas vu venir. Lorsqu'on découvre le fin mot de l'histoire, on fait instantanément une relecture des situations et on est saisi d'un  très fort sentiment de malaise voire d'écoeurement.

Roman très noir, vomitif, très peu pour moi.

jeudi 5 février 2009

Contrôle inversé ...

Mon fils est enfin venu installer et configurer le micro ordinateur que je viens de m'acheter.

Mais je ne peux pas aller où je veux sur internet....

Il a activé le contrôle parental ?!

et il ne m'a pas laissé le mot de passe !

samedi 31 janvier 2009

Où on va, papa? (Jean-Louis FOURNIER)

Oserai-je dire quoique ce soit sur ce livre? Une série de textes courts, de petits épisodes de la vie diffusés comme un jet paralysant, que l'on ressent comme autant de pointes d'aiguilles qui viennent se planter dans votre corps. Et où l'on apprend que l'enfant est un autre, une personne différente. Jean-Louis FOURNIER l'a su avant tout le monde.

En voici la quatrième de couverture:

« Jusqu'à ce jour, je n'ai jamais parlé de mes deux garçons. Pourquoi? J'avais honte? Peur qu'on me plaigne?

Tout cela un peu mélangé. Je crois, surtout, que c'était pour échapper à la question terrible:  « Qu'est-ce qu'ils font? »

Aujourd'hui que le temps presse, que la fin du monde est proche et que je suis de plus en plus biodégradable, j'ai décidé de leur écrire un livre.

Pour qu'on ne les oublie pas, qu'il ne reste pas d'eux seulement une photo sur une carte d'invalidité. Peut être pour dire mes remords. Je n'ai pas été un très bon père. Souvent je ne les supportais pas. Avec eux, il fallait une patience d'ange, et je ne suis pas un ange.

Grâce à eux, j'ai eu des avantages sur les parents d'enfants normaux. Je n'ai pas eu de soucis avec leurs études ni leur orientation professionnelle. Nous n'avons pas eu à hésiter entre filière scientifique et filière littéraire. Pas eu à nous inquiéter de savoir ce qu'ils feraient plus tard, on a su rapidement que ce serait: rien.

Et surtout, pendant de nombreuses années, j'ai bénéficié d'une vignette automobile gratuite. Grâce à eux, j'ai pu rouler dans de grosses voitures américaines. »

Prix femina 2008

jeudi 22 janvier 2009

Deuil interdit (Michael CONNELLY)

« Dans la pratique et le protocole du LAPD, un appel en code 26 est celui qui suscite la réaction la plus rapide -et la plus grande peur dans le cœur qui bat sous le gilet pare-balles. »

Reprise d'une enquête classée dix sept ans plus tôt.

Après un démarrage, une mise en place des personnages un peu laborieuse, suspense, rebondissements et fausses pistes nous tiennent en haleine jusqu'au bout. Un roman noir efficace.

On ne s'ennuie pas, mais sitôt fini, bientôt oublié.

mardi 13 janvier 2009

No kid (Corinne MAIER)

« Vouloir à tout prix se reproduire est un souhait d'une banalité consommée. »

Oui je me suis reconnue en gourde « gaga » et béate devant mon enfant, même si j'avais le sentiment que les autres c'était pire que moi. Oui je me suis reconnue en mère excédée et peu encline à la compréhension, même si j'avais le sentiment que c'était moins pire que les autres. Quand Corinne MAIER enlève la guimauve sirupeuse de la béatitude face à l'enfant, on sourit et on rit jusqu'au moment où on s'aperçoit que le propos racle et attaque nos propres défenses. Nécessairement décapant.

Quarante raisons de ne pas avoir d'enfant, mais une seule suffit pour en avoir.

lundi 5 janvier 2009

Le majeur à l'index ou à l'honneur

L'orthophoniste, montrant sa main à l'enfant, lui demande:

- comment il s'appelle ce doigt?
- le pouce
- bien, et celui-là?
- ? ?
- l'in...., l'in...
- l'impoli!
- Non c'est l'index, mais c'est vrai que c'est impoli de montrer du doigt.
- et celui-là?
- C'ui-là, je le connais dit l'enfant tout fier, c'est le doigt d'honneur!
- ??!!

samedi 27 décembre 2008

Les enquêtes de Nicolas Le Floch (Jean-François PAROT)

Nicolas_Le_Floch.jpgL'énigme des Blancs-Manteaux
L'homme au ventre de plomb
Le fantôme de la rue royale
et encore d'autres titres....

Nicolas Le Floch, commissaire au Châtelet enquête dans ce Paris et cette France du XVIIIème siècle (règne de Louis XV et Louis XVI). Vous y retrouverez les conditions de la situation pré-révolutionnaire et des évènements (petits faits ou grands effets) historiques. Vous y apprécierez des recettes de cuisine à vous lécher les babines auxquelles vous pourrez vous essayer (si vous le faîtes parlez-moi du résultat), et des intrigues bien bâties. Des histoires pas banales entre espionnage, grenouillage de cour et voleurs de bas étages où le bourreau n'est pas forcément le personnage le plus antipathique.
Pour les amoureux de Paris, vous pourrez exercer votre imagination en suivant le commissaire et ses fines mouches dans les rues de la ville.
Des romans pour et à tous les goûts.

vendredi 19 décembre 2008

La chanson de Colombano (Alessandro PERISSINOTTO)

La_chanson_de_Colombano.jpgLes mules: maudite et traîtresse engeance.

Au rythme de la chanson, entre fable et roman policier, entre Dauphiné, Savoie et Piémont, sur la crête des Alpes, l'auteur nous promène au Moyen-Age. Vous y trouverez tous les ingrédients de cette époque: la peste, les loups, les croyances et l'atmosphère de bures, d'inquisition et de superstition.
Une intrigue qui vous conduira vers ...(non, je ne vous raconterez pas les événements)
Ne manquez pas cette histoire, de la même veine que « Le nom de la rose »

vendredi 12 décembre 2008

Les années (Annie ERNAUX)

"Toutes les images disparaîtront."

En quatrième de couverture on trouve ce propos:  « elle inscrit l'existence dans une forme nouvelle d'autobiographie, impersonnelle et collective ». C'est exactement cela. Bien qu'un peu plus jeune que l'auteur, je retrouve les choses, les expressions, les mots, les préjugés, les jugements, les envies, les projets, les on dit, les qu'en dira t-on, les ambiances, les lumières, les couleurs, les sons, les hontes, les devoirs, les révoltes, ... de ce que j'ai moi-même vécu. On pourrait presque s'approprier ce texte pour en dresser sa propre biographie.

Annie Ernaux nous entraîne dans une spirale de photos, d'images qui nous reviennent comme le film de notre vie, du temps qui est passé. Non pas de notre vie personnelle, qui se pense en un « je » unique, mais de celle que nous avons vécue au côté des autres comme autant de « je » semblables qui forment les « nous » de la famille, des camarades de classes, des amis, des collègues, dans les évènements qui se déroulent avec ou sans nous et qui feront l'objet ou pas de l'histoire de notre époque. On est pris dans ce tourbillon du temps. C'est un album photo de mots.

Elle y retrace cette trajectoire personnelle dans ce qu'elle a d'intemporel et de contemporain.

On retrouve les sentiments et le regard sur l'extérieur en fonction de son âge, comme une respiration au rythme du temps qui passe. Le premier souffle, celui de l'insouciance de l'enfance. Après l'attente dans laquelle on piaffe d'impatience à l'adolescence, la grande inspiration et l'ouverture dans l'espoir et l'envie des grandes choses, la conquête de l'avenir au tout début de sa vie de jeune adulte. Vient ensuite une expiration en forme de repli, pour se recentrer sur la préoccupation d'insuffler la vie, de faire grandir les corps et les coeurs, de transmettre des valeurs. Une nouvelle inspiration lorsque notre regard se détache de ce qui a fait notre quotidien que l'on n'a même pas vu passer, inspiration qui donne le sentiment de pouvoir rejouer, pour compléter ou rectifier la première donne. Et enfin une expiration lente, retenue jusque vers la fin de vie.

L'inscription dans le siècle est mise en évidence par l'appropriation des choses, les actions rendues possibles par l'évolution des moeurs, les idées, les luttes ou les abandons subordonnés aux événements qui se déroulent sous nos yeux, près de chez nous ou à l'autre bout du monde.

La forme un peu déroutante mais originale présente les faits et les événements toujours à l'imparfait, on avance à reculons. Cela donne au début un côté nostalgique, mais à l'approche de la fin de ce livre qui a traversé 65 ans de son existence, cela prend une tonalité un peu désespérante, car il n'y a plus d'avenir à bâtir, juste un présent que l'on veut essayer de conserver au mieux.

J'ai beaucoup apprécié ce livre, il n'est pas seulement destiné aux personnes de la même génération que l'auteur, si vous souhaitez connaître un peu de votre mère en tant que femme, prenez le temps de le lire, vous y apprendrez des choses sur elle et peut être sur vous également.

vendredi 5 décembre 2008

Il coince la bulle

Pendant son cours de bureautique elle voit celui du fond de la classe très attentif à son ordinateur.
Intriguée par ce soudain et inhabituel intérêt, elle s'approche et constate qu'il est en train de coincer la bulle.
Penché en avant, il gonfle une énorme bulle de chewing-gum contre l'écran de l'ordinateur. coince_la_bulle.jpg

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