l'élégance du hérisson Marx change totalement ma vision du monde, m'a déclaré ce matin le petit Pallières qui ne m'adresse d'ordinaire jamais la parole.
Jeu de miroir: je me présente et me comporte comme je pense que tu penses que je suis.
C’est une intrigue à l’affût. Est-ce cela les préjugés? Cette concierge si pointue sur la syntaxe du langage et cette fillette de 12 ans surdouée qui tient des raisonnements d’adulte: je trouve cela pompeux. Mais est-ce le style de l’auteur ou le fait que ce soit la concierge et la fillette qui parlent?
Dans ce jugement ne suis-je pas moi-même prise au piège du miroir ou des préjugés?
Je suis soudain toute émoustillée quand quelqu’un vient rompre ce conformisme forcé et perce la vraie nature de cette concierge et de cette fillette. Comment ces personnages, le découvreur et les découvertes vont-ils réagir? Qu’elles seront les relations et les comportements? Et puis, je trébuche sur une fin en forme de «Love story» et où le conformisme reste sauf.
Quoiqu’il en soit, ce roman bâti comme un jeu de cache-cache psychologique agrémenté d'une pointe d'humour a atteint son objectif, j’ai passé un très bon moment.