La route (Cormac McCARTHY)
Par Aline le lundi 13 octobre 2008, 22:44 - roman - Lien permanent

Quand il se réveillait dans les bois dans
l'obscurité et le froid de la nuit il tendait la main pour toucher l'enfant qui
dormait à son côté.
C’est le monde d’après, d’après l’ultime connerie humaine.
Tout est gris, ces deux êtres, l’homme et le petit, avancent sur la route avec
leur caddie de supermarché, dans le seul but de survivre un jour de plus. Un
univers déshumanisé qui me rappelle le Primo Levi ‘Si c’était un homme‘, où il
n’y a ni espoir, ni désespoir. Mais uniquement un rythme quotidien lancinant:
chercher à manger, s’abriter de la pluie, se réchauffer, boire, se réchauffer ,
ne pas être vus.
Et comme il n'a pas la force de la réalité historique, seule la petite voix de
l’enfant qui dit: ’Non, je t’en prie’ introduit la note de conscience qui
empêche le livre de basculer dans l'artifice d'un jeu vidéo.
Alors on prend la main de ce petit et on ne la lâche plus, jusqu’à la dernière
ligne.