le_vieux_qui_lisait_des_romans_d_amour.jpgLe ciel était une panse d'âne gonflée, qui pendait très bas, menaçante, au dessus des têtes.

Luis Sepulveda nous conduit dans cette forêt amazonienne tel un anthropologue. Son héros est en parfaite symbiose avec son environnement, ce qui donne à ce roman une légère touche écologiste.

« Le ciel était une panse d'âne gonflée,qui pendait très bas, menaçante, au dessus des têtes. » Cette première phrase, n'est-elle pas délicieuse? Le voyez-vous ce nuage gris, gros, épais, velu? Cette première phrase, on la lit plusieurs fois et on la lit même à haute voix. Ce roman est émaillé d'images semblables.
J'ai tellement apprécié ce texte que j'ai fait traîner la lecture, je relisais plusieurs fois les mêmes paragraphes. C'est la deuxième fois que je prends ce livre en main et je pense que ce ne sera pas la dernière.
Alors vous aussi, glissez-vous avec volupté entre les lignes et voguez sur les mots de ce petit livre.