« Je cherchais un endroit tranquille où mourir. »

J'ai la sensation d'un encéphalogramme plat au moment de donner un avis sur ce livre. Cela fait plusieurs semaines que je cherche les mots, le ton et surtout le contenu de ce que je vais pouvoir dire.

Nathan a soixante ans, un cancer en cours de guérison ou de rémission et alors qu'il croyait mourir, la vie se poursuit comme un bonus. L'auteur nous raconte une tranche de vie dans toute la banalité du quotidien. Il dresse une succession de portraits qui restent assez superficiels. Il ne se passe rien, et que font les personnages? Ils fantasment sur la vie des autres, ces autres côtoyés journellement ou seulement aperçus. Malgré la rupture du fantasme vers la réalité, la trahison de l'amour pour assouvir une vengeance, la transformation de la solitude du vieux garçon en conte de fée, on finit par s'ennuyer.

Le ton de ce livre ressemble à celui de la voix off de la série « Desperate Housewife ». On pourrait presque l'appeler « desperate single men»

Il en est de ce roman un peu comme de ces signalements qui ne signalent rien du tout. Taille moyenne, ni gros, ni maigre, nez moyen, yeux marrons, cheveux châtains, un descriptif factuel qui ne met rien en valeur et ne permet pas de reconnaître dans la masse.

Une petite pique d'intérêt sur la fin qui nous met en face de notre propre vie, de l'inéluctable effacement de notre passage et du désir de lutter contre cet oubli.

C'est ma première lecture de cet auteur, mais ayant lu des critiques très positives sur d'autres livres, je ferai peut être une nouvelle tentative avec un autre titre.