LOR'Aline

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Tag - anticipation

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lundi 15 juin 2009

Globalia (Jean-Christophe RUFFIN)

« Il était six heures moins cinq quand Kate arriva à la nouvelle salle de trekking. »

L'imagination a pour racine la réalité.

L'auteur nous entraîne avec humour et une logique implacable vers la société de demain. Le formatage de la pensée, la bibliothèque des comportements, tout est répertorié, tout est sous contrôle, même la contestation. Tout?

Vous plongerez dans ce roman et y nagerez comme un poisson dans l'eau parce que vous vous y reconnaîtrez et y trouverez votre place. On sourit, « jaune » quelquefois.

Une occasion de s'interroger sur nos propres comportements, mais on est finalement assez content de s'évader de ce monde là, de sortir de la bulle, de remonter à la surface en retrouvant la réalité avec le désir de modifier l'avenir et le destin que l'auteur nous a décrit.

lundi 13 octobre 2008

La route (Cormac McCARTHY)

La_route.jpgQuand il se réveillait dans les bois dans l'obscurité et le froid de la nuit il tendait la main pour toucher l'enfant qui dormait à son côté.

C’est le monde d’après, d’après l’ultime connerie humaine.
Tout est gris, ces deux êtres, l’homme et le petit, avancent sur la route avec leur caddie de supermarché, dans le seul but de survivre un jour de plus. Un univers déshumanisé qui me rappelle le Primo Levi ‘Si c’était un homme‘, où il n’y a ni espoir, ni désespoir. Mais uniquement un rythme quotidien lancinant: chercher à manger, s’abriter de la pluie, se réchauffer, boire, se réchauffer , ne pas être vus.
Et comme il n'a pas la force de la réalité historique, seule la petite voix de l’enfant qui dit: ’Non, je t’en prie’ introduit la note de conscience qui empêche le livre de basculer dans l'artifice d'un jeu vidéo.
Alors on prend la main de ce petit et on ne la lâche plus, jusqu’à la dernière ligne.